<![CDATA[CéPaPo !]]> http://cepapo.dzblog.com C'est pas po!c'est pas po... C'est pas possssssibbllle!!! Jeux,délires,bonne humeur et quelques infos pour ne pas surfer idiot.. fr Sat, 20 May 2006 16:33:28 GMT Sat, 20 May 2006 16:33:28 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[«Ibn Khaldoun, la Méditerranée au XIVème siècle : essor et déclin des empires»]]> http://cepapo.dzblog.com/article-46443.html  

Bouteflika a pris part à l’inauguration de l’exposition en hommage à Ibn Khaldoun, dont le parrainage par l’Espagne et à sa tête le Palais royal a été qualifié par le président de la République «comme un exaltant projet d’alliance des civilisations». Et c’est donc avec intérêt, comme l’a souligné le Président, «que j’ai eu le plus grand plaisir à participer à l’hommage que l’Espagne veut rendre à ce digne fils du Maghreb qui, dans une grotte de Frenda, en Algérie, a écrit son œuvre monumentale des Prolégomènes».    

   

 

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Sat, 20 May 2006 16:33:28 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-46443.html
MASSACRES DU 8 MAI 1945:Génocide et crime contre l'humanité. http://cepapo.dzblog.com/article-42341.html  

Incrusté dans la mémoire collective nationale, le mois de mai reste toujours le jalon le plus distinctif et le plus expressif dans l’itinéraire douloureux de notre peuple dans sa dynamique de combat et de lutte pour le recouvrement de sa souveraineté.

 

 Soixante et une années après, le mois du muguet rime toujours avec le mois de Guelma, Sétif, Kherrata..., le mois des massacres de 45.000 civils innocents, cette évocation macabre qui est intimement liée à la définition de l’acte sanglant qui n’est autre qu’un génocide, un crime contre l’humanité, perpétré par le colonialisme français au mépris de toute considération pour les valeurs humaines universelles.

 

 A la même heure où fut signé l’armistice enterrant le totalitarisme nazi et fasciste, des balles meurtrières crépitaient dans nos villes pour abattre des manifestants dans des marches pacifiques, donnant ainsi le feu vert à la soldatesque coloniale, soutenue par des milices de colons européens, de commettre l’horrible carnage dans une «chasse à l’arabe» qui embrase nos régions, où on tira à vue. Les sinistres Achiary et Lestrade-Carbonnel avaient invité les Européens à participer aux massacres: «Messieurs les colons ! Vengez-vous !».

 

 Un journaliste américain écrira: «It was an open season», pour dire la chasse à volonté. Les milices exécutaient par groupes de 20 ou 30 personnes. Avant la fusillade, les victimes devaient creuser leurs tombes. Les prisonniers sont transportés en dehors de la ville, à Kef El-Boumba, près d’Héliopolis, où ils sont abattus en chaîne. Des corps arrosés d’essence sont brûlés sur la place publique ou dans les fours à chaux. Des groupes entiers de prisonniers, enchaînés et alignés, sont écrasés par les roues de chars, des nourrissons sont pris par les pieds pour être projetés contre les rochers. Les blindés et l’artillerie, aidés par l’aviation, pilonnent toutes les «zones de dissidence». L’horreur avait atteint son comble.

 

 C’est pour ces hommes, femmes et enfants qui sont au coeur de la mémoire collective nationale, que se commémorent leur marche du 8 mai 1945, leurs souffrances, leurs martyrs. Leur emblème lors de cette marche, que le sinistre Achiary avait cru piétiner et déchirer, est toujours là, flottant fièrement entre les mains d’un jeune scout éclaireur de la marche rituelle, suivi par une population attachée dans son recueillement à la dignité, à la reconnaissance et à la gratitude sous le slogan «pour que nul n’oublie».

 

 Maître Jacques Vergès, avocat français, invité comme conférencier au 4ème Colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 organisé à l’université de Guelma, dira en substance à l’adresse des Algériens: «Comprenez que cette liberté pour laquelle vous vous êtes battus avec héroïsme en Italie, en France et en Allemagne ne vaut que pour les Européens. Le scandale est dans les statistiques, où l’on recense plus de morts algériens pour la France au cours de la Seconde Guerre mondiale que des résistants français recensés au cours de la même période».

 

 «Il y a lieu de s’enrichir de l’expérience du passé, fût-elle celle du malheur. Ne jamais oublier que les victimes du 8 mai 1945 furent traitées de nazis et leurs assassins glorifiés comme des démocrates. Rappelez-vous qu’après le 8 mai 1945, le sort de l’Algérie ne s’est pas réglé dans les «débats gauche-droite» au Parlement français. Il a été scellé le 1er Novembre 1954". «Le crime du 8 mai 1945 est imprescriptible.

 

 Il n’a pas été amnistié puisqu’il n’a pas été reconnu. Un procès est donc toujours possible, soit devant une cour algérienne, soit devant la Cour pénale internationale.

 

 L’avocat finit dans sa conclusion: «Mais la France, non pas celle qui ordonne de glorifier le colonialisme dans les manuels scolaires, mais celle du discours de Pnom-Penh, celle qui a refusé l’agression contre l’Irak, celle qui a reconnu sa responsabilité envers les juifs livrés aux nazis, cette France-là s’honorerait en reconnaissant sa responsabilité dans les massacres du 8 mai 1945 et sa dette envers le peuple algérien».

 

 La marche, reconstituée chaque 8 mai à seize heures, sera toujours là pour convoquer le colonialisme qui sue encore le crime, à comparaître devant le tribunal de l’histoire et subir devant le forum des hommes la confrontation avec les voix audibles du silence des victimes. Tant qu’il y aurait des hommes, le livre demeurerait ouvert.

(Mohamed Menani http://www.quotidien-oran.com/ )

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Mon, 08 May 2006 02:44:30 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-42341.html
L'académicien, les élites et les souverains maghrébins. http://cepapo.dzblog.com/article-40024.html Outre ses œuvres maîtresses, notamment Vie et aventures de Salavin, Chronique des Pasquier, Vie des martyrs et Civilisation, le médecin militaire et écrivain français, Georges Duhamel, (1884-1966) a laissé un opuscule ayant pour titre Consultation aux pays d’Islam qu’il a publié à Paris en 1947.

Aucun écrivain français ne s’est inquiété plus que lui de l’avenir de l’empire colonial français qui battait de l’aile après la Seconde Guerre mondiale. Il avait conscience que le Maghreb allait se libérer du joug des Français du jour au lendemain. Mais comme beaucoup de Français, il ne pouvait se résoudre à accepter cette perspective inévitable. De temps à autre, entre un roman et une pièce de théâtre, il se rendait en Egypte, au Liban et au Maghreb pour s’informer des progrès de l’Islam, de l’action de la Ligue arabe et des actions des partis et mouvements de libération maghrébins. Le fascicule Consultation aux pays d’Islam est le compte rendu de l’enquête qu’il a menée en Tunisie, en Algérie et au Maroc. En parcourant ce livret, on s’aperçoit que Georges Duhamel est animé non pas par un sincère désir d’information mais par l’esprit de propagande de l’action française au Maghreb et de dénigrement des élites égyptiennes, tunisiennes, algériennes et marocaines.Ouartilani, Messali Hadj, Bourguiba et Abd El Krim sont désignés par lui sous le nom d’agitateurs politiques et de prophètes de l’indépendance.Beaucoup de ses vues sur les sociétés maghrébines sont soit fausses soit paradoxales. Sont fausses ses thèses sur les conditions de vie des Algériens : « Il n’y a pas de censure, écrit-il, en Algérie ». « Les Musulmans, ajoute-t-il, peuvent librement critiquer et attaquer les autorités françaises. Ils ne s’en privent pas et s’abandonnent à cette passion partisane qui donne à l’ensemble de la presse française ce masque discordant, grimaçant, difficilement intelligible pour les étrangers ».Sont paradoxales ses vues sur le prétendu rôle civilisateur de la France. Rien n’assure mieux, prétend-il, le bonheur des pays maghrébins qu’en restant unis à la France, dans le cadre de l’Union française qu’en recouvrant leur souveraineté et leur indépendance. Georges Duhamel avait connu Lamine Pacha, bey de Tunis et Sa Majesté Sidi Mohammed Ben Youcef, le roi du Maroc que Dieu l’agrée. Consultation aux pays d’Islam comprend donc le récit détaillé des audiences que ces souverains lui ont fait l’honneur de lui accorder. Pourquoi Georges Duhamel a-t-il demandé ces audiences à ces chefs d’Etats maghrébins au moment même où le monde était encore lourd d’orages. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nationalismes tunisiens, algériens et marocains intensifiaient leurs combats libérateurs pendant que la France tentait de juguler par la violence le soulèvement malgache. Où chercher le remède à ces troubles qui éclataient partout dans les colonies et protectorats français ? En 1946, Georges Duhamel quitta son poste de secrétariat perpétuel de l’Académie française où il entra en 1935. De propos délibéré, il se donna pour mission de servir ouvertement la colonisation française à laquelle il s’estimait lié par un devoir d’honneur et de gratitude. Pour cela, il avait à se rendre au Maghreb et prendre contact avec les élites et les autorités maghrébines. Il pensait donc qu’il suffisait de rentrer en rapport avec eux pour les décider à renoncer à leurs desseins. Il faut dire que ses projets étaient d’une insigne puérilité. On trouve dans ses entretiens avec certains intellectuels tunisiens et marocains des bévues et des arguments incroyablement naïfs. Il échoua partout dans ses desseins. Un avocat et homme politique français disait à propos d’un éminent écrivain français : « Je ne connais rien de plus déplaisant ni de plus abusif que les hommes de lettres, grisés d’orgueil et de coquetterie, qui se servent de l’autorité acquise dans d’autres travaux pour écrire à tort et à travers de ce qu’ils ignorent. » C’est justement le cas de Georges Duhamel, il n’y avait que les imbéciles pour croire à sa mission. Au cours de son entretien avec Sa Majesté le roi Sidi Mohammed Ben Youcef (que Dieu l’agrée), Georges Duhamel se mit à développer en long et en large la thèse de l’action bienfaitrice de la France au Maroc. Le prestigieux monarque lui prêta une oreille attentive et lui donna la réplique avec une fermeté et une confiance en soi et en son destin qui reflétaient une impressionnante grandeur. Il disait des choses exactes auxquelles Georges Duhamel ne pouvait rien répondre. Mais lisons quelques passages de cet entretien relaté par Georges Duhamel lui-même. « Sa Magesté Sidi Mohammed, sultan du Maroc, entend fort bien le français, mais préfère, venu le moment de la réponse, s’exprimer en arabe et confier la traduction de ses paroles au savant si Mammeri. Je pense le moment venu de parler avec éloge de ce qu’ont fait les Français, dans l’ordre de l’enseignement. » Le monarque répond aussitôt en louant ce qu’ont fait les Marocains. C’est une méthode. Je parlerai vingt fois de la France, pendant cette conversation et vingt fois le sultan me répondra en parlant du Maroc. Il ne prononcera pas une fois les mots de France et de Français.Il ne formulera pas une seule critique et c’est en quoi il se distinguera de toutes les autres personnes éminentes qu’il m’a été donné de rencontrer dans cette partie de mon voyage. Pas une critique, sans doute, parce que pour formuler une critique, il faudrait encore admettre que la France existe. Et tout se passe comme si la France n’existe pas. Nous parlons donc de l’agriculture... Nous parlons des richesses du tréfonds que l’on découvre au jour le jour... Alors soudain, je rompts le jeu et dis : « J’ai vu vos jeunes prophètes, j’ai vu les jeunes animateurs du parti de l’indépendance (il s’agit de Abdelkrim Bendjelloul avocat, Hadj Ahmed Bannani, si M’hamed Bachnini juges ; Abd El Kebir El Fassi, journaliste et d’autres animateurs du journal El Alam) et nous avons longuement causé. Sire, je leur reproche de n’être pas toujours juste et même de ne l’être pas souvent, surtout quand il s’agit de l’œuvre accomplie par les Français dans l’empire chérifien... » Le souverain sourit de manière insensible. Il répond sans quitter sa ligne de combat : « Ils sont encore jeunes, ils ont besoin de faire des progrès. Revenez l’an prochain. Revenez tous les ans et vous les trouverez plus sages d’année en année... » A n’en pas douter, nulle nuance n’échappait à Sa Majesté le roi Sidi Mohammed Ben Youcef. La finesse parfois excessive de son caractère et sa fidélité à son pays et à ses hommes étaient autant de qualités qui faisaient de lui un éminent chef d’Etat. N’a-t-il pas dit un jour, parait-il : « Périsse ma dynastie, pourvu que le Maroc soit libre ! » Georges Duhamel se ressentira longtemps de la réponse incisive et ironique de Sa Majesté le roi Sidi Mohammed Ben Youcef à propos des griefs formulés par lui contre les hommes politiques marocains. Georges Duhamel est de ceux qui ont pesé de toutes leurs forces sur la décision prise en 1953 par le gouvernement français de déposer et d’exiler Sa Majesté le roi du Maroc à Madagascar.

Rachid Benblal in  http://www.elwatan.com/2006-04-30/2006-04-30-41500

 

 

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Sun, 30 Apr 2006 16:05:41 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-40024.html
La théologie de la libération de Abdelhamid Ben Badis. http://cepapo.dzblog.com/article-37533.html  L’œuvre de Mohammed Abdou aura des répercussions dans l’ensemble du monde arabe, y compris au Maghreb. C’est chez un de ses disciples maghrébins que la théologie réformiste constituera incontestablement un puissant facteur idéologique du mouvement national.

 Il s’agit de l’Algérien Abdelhamid Ben Badis (1889-1940), qui a fondé, en 1931, l’Association des Oulémas. Cette dernière a joué un rôle considérable dans l’information culturelle et idéologique du mouvement national algérien durant les deux décennies qui ont précédé l’insurrection de novembre 1954, même si sur le plan strictement politique, elle fut en deçà du radicalisme du Parti du peuple algérien (PPA), précurseur historique du Front de libération nationale (FLN).
En effet, si une partie des cadres du FLN ont été formés à l’école de la IIIe République et ont tiré des idéaux de la Révolution française le substrat idéologique qui consolide leur prise de conscience anti-coloniale, il fut remarquer qu’en ce qui concerne la majeure partie de l’encadrement de l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne issue de la petite bourgeoisie rurale et formée essentiellement en langue arabe, les idées de Ben Badis étaient plus signifiantes que le modèle républicain français auquel seule une minorité restreinte a pu accéder. De Mohammed Abdou, Ben Badis héritera à la fois la modération politique et l’insistance sur les aspects éducatifs et culturels dans le processus de conscientisation et de mobilisation sociales.
Dans cette perspective, la réforme des musulmans devait précéder et conditionner le processus de leur libération par rapport à une situation sociopolitique dont la domination coloniale occidentale ne constituait que l’expression la plus criante. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que la question de l’indépendance politique par rapport à la puissance coloniale se trouve négligée au profit de l’autre question se rapportant à la promotion sociale, éducative et culturelle des colonisés dans leur spécificité historique et par conséquent dans ce qui les différencie fondamentalement de la culture et de l’idéologie des colonisateurs.
En distinguant nationalité et citoyenneté, Ben Badis a non seulement mis l’accent sur l’égalité juridique entre Français et Algériens dans le cadre historique colonial, ce qui était une revendication transitoire et mobilisatrice du mouvement national algérien, mais il a implicitement attiré l’attention sur les fondements culturels de la revendication nationale que les radicaux du PPA brandissaient sur le plan politique.
Prise dans son contexte historique, cette dialectique entre nationalité et citoyenneté ne pouvait que conduire à la séparation avec la métropole coloniale comme l’a bien prévu Ben Badis : «Comme les individus, les peuples ont leurs caractéristiques propres. Comme eux, ils ne peuvent exister et vivre sans ces caractéristiques. La personnalité nationale est l’ensemble de toutes ces caractéristiques et composantes qui sont la langue par laquelle un peuple s’exprime et s’éduque, la doctrine sur la base de laquelle il édifie sa vie, les souvenirs sur lesquels il vit et à travers desquels il regarde son avenir et le sentiment de partager avec d’autres peuples ces caractéristiques. La ‘citoyenneté’ consiste, pour un peuple, à jouir comme un autre peuple, des droits civiques, sociaux et politiques et à accomplir les mêmes devoirs que lui dans des circonstances et dans l’intérêt de ces deux peuples unis. Il est possible que l’union peut durer entre deux peuples différents de par leur ‘personnalité’ s’ils agissent avec sincérité, justice et équité l’un à l’égard de l’autre en vue du but politique rendu nécessaire par les circonstances et l’intérêt commun».
Sans condamner explicitement le cadre colonial, Ben Badis cherche à en faire une «union» politique dans laquelle les deux «nationalités» jouiront des mêmes droits civiques, sociaux et politiques. Dans ces conditions, le colonialisme ne serait plus le colonialisme. Ben Badis nourrissait-il pareille illusion ou se laissait-il guider par un réalisme politique dicté par les circonstances historiques qu’il n’oubliait pas de rappeler ?
La suite de l’article cité nous renseignera sur la profondeur de l’analyse de Ben Badis : «Si les deux peuples ne sont pas unis politiquement, ils se trouveront —tôt ou tard — et nécessairement, devant cette alternative : ou le plus faible s’assimilera au plus fort en se dépouillant de ses particularités et composantes et il disparaîtra ; ou le peuple faible s’en tiendra à sa personnalité et il en arrivera nécessairement à la séparation». Ainsi, pour Ben Badis, la perpétuation de l’inégalité inhérente au système colonial ne peut que conduire le peuple colonisé qui refuse l’assimilation à la séparation.
Si l’indépendance nationale n’est pas clairement revendiquée comme dans le cas du PPA, il n’en demeure pas moins que l’analyse de Ben Badis fait découler la tendance à la séparation du peuple colonisé deux facteurs historiques : l’inégalité du système colonial et la personnalité propre du peuple colonisé qui refuse de s’assimiler. Concernant le cas du peuple algérien, le sentiment de Ben Badis ne faisait aucun doute puisqu’il écrivait dans le même article : «L’Algérie, quant à elle, possède cette personnalité et l’expérience a toujours montré que nous, Algériens, en sommes très jaloux et qu’avec le temps nous nous renforçons et nous nous y attachons fermement. Il est impossible de nous affaiblir et à plus forte raison de nous assimiler aux autres ou de nous faire disparaître». Le réformisme de Ben Badis conduit par une voie subtile aux mêmes conclusions que celles que les fondateurs du nationalisme algérien ont tirées de l’expérience politique des années 20.
Le droit à la séparation est contenu à la fois dans le refus du colonialisme d’admettre l’égalité des droits et dans la préservation par le peuple colonisé de sa personnalité historique propre. L’importance du second facteur a conduit Ben Badis à insister sur le travail d’éducation et de conscientisation sur la base d’une lecture renouvelée de la tradition religieuse plus conforme aux exigences sociales de l’époque.
La théologie réformiste a joué un rôle de ferment idéologique pour toute une génération de militants formés dans les écoles parallèles fondées et gérées par l’association des Oulémas. Comme ses maîtres Abdou et Rédha, Ben Badis fonda son œuvre théologique en insistant sur l’importance de la liberté d’esprit contre les tendances dogmatiques qui caractérisaient la plupart des écoles religieuses à l’époque.
Dans ce sens, Ben Badis écrivait : «Si la réflexion est indispensable dans la vie et dans la compréhension des choses pour tout être humain, elle est plus indispensable pour l’étudiant. L’étudiant doit réfléchir à tout ce qui est intelligible et à toutes les épreuves, d’une manière juste, indépendante de la réflexion des autres. S’il prend connaissance de la pensée d’autrui, c’est pour s’en aider seulement. Il doit lui-même faire travailler son esprit. Par cette réflexion indépendante, l’étudiant parvient à tout ce qui rassure le cœur et qui est appelé, à juste titre, science... La réflexion, la réflexion, ô chercheurs de la science ! Car la lecture sans réflexion ne mène à rien. Elle lie, au contraire, son auteur, au rocher de l’apathie et de l’imitation. Le simple ignorant est préférable à l’être ainsi attaché».
Ben Badis avait également une claire conscience du fait que la réforme sociale, morale et religieuse des musulmans exigeait également une indépendance organique par rapport au pouvoir établi. C’est ce qui l’a conduit à mettre en garde ses étudiants contre le danger de la fonctionnarisation en des termes sans équivoque : «Tout musulman doit être utile aux autres dans la mesure du possible et quelle que soit sa situation. La fonction qu’il occupe comme telle ne l’empêche nullement — s’il se respecte — à être utile et à œuvrer pour le bien. Mais la fonction est devenue dans divers régimes et chez de nombreuses catégories de gens, une chaîne autour du cou et un lien aux poignets. Nous savons que si le réformisme religieux en Egypte et en Tunisie n’a pas fait de progrès, c’est parce que tous ceux qui se réclament de la science étaient des fonctionnaires ou des candidats à la fonction publique ou des gens qui briguaient des postes. Ce qui avait permis à Rachid Rédha d’accomplir de nombreuses tâches était précisément son éloignement de la fonction publique. Nous considérons quant à nous qu’il est nécessaire et obligatoire de s’éloigner de toute fonction si l’on se prépare à être au service de l’Islam».
Une certaine lecture des positions politiques de Ben Badis ne pouvait qu’en ressortir le caractère modéré et timoré par comparaison avec les positions indépendantistes radicales du PPA. En effet, Ben Badis n’a jamais revendiqué explicitement l’indépendance nationale. Mais à terme, ce travail ne pouvait que favoriser fortement l’activité indépendantiste des nationalistes algériens du PPA. Le colonialisme ne s’y est pas trompé lorsqu’il a persécuté l’association des Oulémas malgré son caractère politiquement modéré.
Comme son maître Abdou, Ben Badis cite parmi les causes essentielles de la décadence et de la dépendance des musulmans le despotisme politique et le fatalisme dans lequel se complaît le mysticisme populaire (maraboutisme) que le colonialisme n’a pas manqué par ailleurs d’instrumentaliser dans sa stratégie de contrôle social, notamment dans les campagnes.
La lutte contre le maraboutisme a été l’occasion pour Ben Badis de reprendre la vieille opposition de l‘orthodoxie musulmane qui date d’un Ibn Taymia contre le mysticisme non sans une certaine raideur théologique qui passe à côté de la complexité historique d’un phénomène social et culturel qui ne se prête guère à une lecture unique.
Si les confréries maraboutiques furent nombreuses à se compromettre avec le colonialisme, il ne faut pas oublier qu’au XIXe siècle certaines d’entre elles furent à la pointe de la résistance à l’invasion coloniale comme l’atteste l’expérience des Ouled Sidi Cheikh dans le sud algérien. Il faut également rappeler que d’autres expériences historiques, qui se sont déroulées en Afrique subsaharienne, permettent de poser de manière beaucoup plus nuancée le rapport entre orthodoxie musulmane et mysticisme populaire.
L’activité de Ben Badis, centrée sur les dimensions éducatives et culturelles, a permis une décantation radicale par rapport à l’idéologie coloniale et la formation d’une génération de militants qui, acquis à l’idée d’une personnalité historique du peuple algérien fondée sur l’Islam, seront d’autant plus radicalement engagés dans le combat anti-colonial lorsque l’association des Oulémas décide, en 1955, de s’auto-dissoudre et d’appeler ses militants à rejoindre le FLN.
Paradoxalement, les cadres francophones du PPA, qui tout en étant politiquement radicaux et indépendantistes n’en restaient pas moins marqués par les idées républicaines françaises, auront du mal par la suite à envisager la libération nationale comme un processus social total. En effet, dans ce processus, la dimension culturelle ne pouvait être négligée ni dénaturée sans compromettre son caractère populaire dans la mesure où l’exclusion de l’écrasante majorité du peuple algérien, qui définissait le système colonial, si elle était de nature sociopolitique n’en revêtait pas moins un contenu culturel essentiel puisque le clivage social dominants/dominés passait par la langue et la religion.
A cet égard, les avatars d’un mal-développement conçu sur le registre de l’occidentalisation, dont la politique distributive et la rhétorique socialisante à elles seules ne pouvaient contre-balançer le caractère foncièrement bureaucratico-rentier et dépendant, expliquent en partie l’échec de l’expérience algérienne et la dérive sanglante de la décennie 90. De ce point de vue, la relecture critique de l’œuvre de Ben Badis peut être d’un certain intérêt dans la mesure où elle peut inspirer chez tous ceux qui sont sensibles à la dimension culturelle du développement une démarche intellectuelle novatrice.
Tout en s’opposant au mimétisme développementaliste des élites occidentalisées, cette démarche n’en rejetterait pas moins les réflexes réactionnaires et excommunicatifs de l’extrémisme néo-salafiste dont certaines expressions particulièrement violentes ont durement affecté la société algérienne, en alimentant notamment de façon dramatique le cercle infernal terrorisme-répression.

par Mohamed Tahar Bensaada in http://www.lanouvellerepublique.com

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Sat, 22 Apr 2006 23:01:16 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-37533.html
Dialogue des civilisations, des cultures et des religions. http://cepapo.dzblog.com/article-36872.html « Les êtres de bonne volonté savent bien que l’avenir est commun et passe par le débat, le dialogue et l’échange, à l’opposé des discours du dénigrement et de l’apologie. » Ce sont les bases de ce dialogue qu’esquisse ici le philosophe et islamologue Mustapha Chérif. Docteur d’État ès lettres, cet ancien ministre de l’Éducation et ancien ambassadeur de l’Algérie est aujourd’hui professeur à l’université d’Alger. Il a par ailleurs publié plusieurs essais sur le thème du dialogue des cultures, des religions et des civilisations.

Ce nouvel ouvrage est le développement de conférences qu’il a données en 2004 au prestigieux Collège de France à Paris en tant que « professeur invité » sur les thèmes « l’islam et le rapport à l’autre » et « l’islam et la mondialisation ».

« L’islam est-il tolérant ou intolérant ? » Derrière cette question s’en cache une autre : qu’est-ce qui amène aujourd’hui à une telle interrogation ? À l’heure où cette religion déchaîne toutes les passions, quelles soient bien ou mal intentionnées, ce livre pose les questions légitimes et apporte les éclairages pertinents à travers les enseignements du Coran ainsi qu’à la lumière des grands penseurs musulmans classiques, depuis Al-Farabi jusqu’à Ibn Khaldoun.

Mustapha Chérif offre ainsi les clés d’une lecture plus sereine des principes de l’islam, à l’intention des profanes comme des initiés. Il fait la lumière sur tous les obscurantismes, celui « du dénigrement » comme celui « de l’apologie », par une analyse claire de l’islam des textes, et une réflexion éclairée sur l’islam des hommes. Ligne après ligne, il en retranscrit le message fondamental : celui de l’ouverture au monde et aux autres.

 Lire son interview: http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=06/02/25/2255901

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Thu, 20 Apr 2006 14:50:25 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-36872.html
Sidi Ahmed Benyoucef, savant mystique et farouche défenseur de l'Algérie. http://cepapo.dzblog.com/article-36002.html

De Ahmed Benyoucef, il ne reste aujourd’hui dans l’opinion publique que le souvenir d’une grande personnalité religieuse dont la dimension historique a été occultée en partie par la défaite de Aroudj, l’histoire coloniale et une insuffisante curiosité sur les hauts faits des hommes qui ont constitué le monde musulman durant les siècles.
Les oulémas de la dimension de cheikh Ahmed Benyoucef, «insurgés et fondateurs du Maghreb», organisés en écoles, familles ou assemblées populaires ont été perçus dans leur fonction d’éveilleurs de conscience et catalyseurs d’identité. De ce fait, ils représentaient pour les forces obscurantistes et étrangères, un danger. Il faut d’ailleurs noter que Ahmed Benyoucef au XVIe siècle et l’émir Abdelkader au XIXe siècle, ont défendu et promu une idée de la nation qui a peu à voir avec la théologie, même si ces deux personnalités font de la religion le principe de leur pensée et de leur action. L’Algérien Ahmed Benyoucef représente une catégorie de ces oulémas de l’Islam qui méritent l’attention et l’intérêt des historiens. Dès la fin du XVe siècle et au début du XVIe, il a assuré un rôle majeur au sein des masses, tant au titre de conseil spirituel que par son action de défense de la patrie, sous la forme classique du djihad, résistance sous toutes ses formes, en riposte aux menaces et agressions de l’époque, en l’occurrence celles des Espagnols du temps de Charles Quint. Quels sont donc les écrits qui nous renseignent sur le cheikh Ahmed Benyoucef ? Les archives documentaires qui concernent le personnage sont de différents ordres. Il existe d’abord, un manuscrit datant du Xe siècle, conservé à la bibliothèque nationale et écrit par Mohamed Sabaghi, disciple du maître. Cette œuvre hagiographique recèle des foules de données et des détails fort édifiants sur la personnalité du cheikh : elle porte le titre de Bustan Al-Azhar. Une première approche de ce texte a été réalisée par le professeur Jacques Berque dans un de ses cours au collège de France. D’un autre côté, nous avons les sources documentaires qui decrivent le cheikh Ahmed Benyoucef sous l’angle de l’éthnologie religieuse coloniale. On peut citer Dermenghem : La vie des Saints musulmans en Algérie ; Bodin, Notes et questions sur Sidi Ahmed Benyoucef ; Coppolani, Confréries musulmanes en Algérie ; Boisselard, Les Khouans. L’œuvre et l’action de Sidi Ahmed Benyoucef permettent d’entrevoir le choix de société caractéristique de cette époque charnière, où s’achève le XVe siècle et où débute le XVIe siècle.
Le cheikh Ahmed Benyoucef est enterré à Miliana, à la zaouia-mosquée qui porte son nom. Son tombeau est depuis lors une koubba, lieu où est fêté périodiquement son souvenir par les tribus de la région : les Béni-Farh, les Bani-Menaceur, les Bani-Ghomriane. Il est né à El Kalaâ de Béni Rached, bourgade située à 25 km de Mascara.
Il avait la réputation, avec Abou-Mediène de Tlemcen, d’être l’un des plus grands soufi algériens. Chez lui, la lutte de résistance nationale et la recherche des valeurs spirituelles vont de pair. C’est donc un homme du «djihad» au sens plein du terme. Il s’affirma particulièrement après son passage à Béjaïa où il reçut l’enseignement de Abou El Abbas Ahmed Ben Ahmed Ben Aïssa, connu sous le nom de Zerroug. Admis et consacré comme maître, il voyagea à travers le Maghreb, mettant sa vocation d’initiateur dans les voies spirituelles au service de plusieurs écoles. Et Bercque précise que «El Aouissi, une des plus grandes figures académiques du Maroc d’alors, l’appelait le cheikh des cheikh» Sidi Ahmed Benyoucef se permettait de correspondre avec le roi de Fès de l’époque et lui adressait des reproches à peine voilées et fort imagées, sur la conduite à tenir envers les pauvres : «Ô commandeur des croyants, n’opprime pas les fakirs au point qu’ils te tissent un burnous de neige à porter en pleine canicule !»
Savant et mystique, Ahmed Benyoucef de par les circonstances de l’époque va se révéler un homme d’action et un lutteur. C’est la seconde raison de sa mobilité. Il se déplacera à travers toute l’Algérie pour mobiliser les énergies du peuple contre l’envahisseur, conscient que l’action temporelle revêt une part importante dans le devoir de tout citoyen. Il fit une alliance exemplaire avec Abderrahmane Thaâlibi pour la défense de l’Algérie. Au nom des valeurs d’une civilisation et pour la défense des intérêts économique et politique du pays, Ahmed Benyoucef s’opposa aux Espagnols. Dans ce cadre, Aroudj reçut du cheikh l’investiture pour mener les combats autour d’Oran et de Béjaïa. Ces exemples nous montrent combien est confuse dans l’opinion publique la relation du temporel et du spirituel.

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Mon, 17 Apr 2006 20:04:30 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-36002.html
De tout temps calomnié, le Prophète Mohammad (PBSL) n'en finit pas de triompher http://cepapo.dzblog.com/article-35507.html L’affaire des fameuses caricatures attentatoires à la personne, au rang et à l’oeuvre du Prophète Mohammad (PBSL), n’est pas la première attaque ciblant ce personnage hors pair, et ne sera sans doute pas la dernière.

 

 

Le sceau des prophètes en a connu pire durant sa vie comme après sa mort. Mais, tout au long de l’Histoire, rien n’a pu entamer son aura et encore moins stopper la propagation de son message. Ni même limiter dans le temps et l’espace l’expansion de la doctrine dont il a été le porteur et le promoteur.

Cette vérité étayée par les faits (têtus) de l’Histoire et vérifiée à travers les générations et les époques, réconforte certes ses fidèles, mais continue, hélas, d’être source d’hostilité grandissante chez ses détracteurs dont l’incohérence de l’analyse révèle la mauvaise foi.

Les faiblesses de musulmans, leurs manquements ou leurs dérives sont souvent pris pour base dans le jugement fait au Prophète et à sa religion. La logique, la raison, voudraient pourtant qu’on étudie d’abord l’homme et les préceptes qu’il a véhiculés, avant de tirer les conclusions. A-t-on jamais fustigé Jésus à cause du comportement de mauvais chrétiens, ou calomnié Moïse en raison des agissements de mauvais juifs ? L’Histoire ne nous apprend rien de tel.

Pourtant, les différentes époques sont parsemées de faits et d’actes contraires aux valeurs humaines perpétrés, explicitement ou implicitement, au nom du christianisme ou du judaïsme. Que d’intrigues, d’assassinats et d’actes de génocides ont été commis depuis que Moïse a disparu, et que de barbaries l’ont été depuis que Jésus a été rappelé par son créateur à ses côtés sans que ces deux Messagers de Dieu ne soient la cible des critiques et des calomnies. Ni par les adeptes de ces deux religions et encore moins par les musulmans qui, faut-il le rappeler, vénèrent tout aussi Jésus, Moïse et les autres prophètes de Dieu.

Faire valoir la logique et la raison

L’hostilité à l’égard de Mohammad a été, de tout temps, motivée par le déni systématique de son titre de Prophète de Dieu et de dernier Messager envoyé pour l’humanité tout entière. Ce jugement, largement popularisé, porte le fardeau des diffamations multiples dont il est l’objet. Loin d’être fondé sur des vérités étayées et argumentées - les écrits divins antérieurs avaient bien annoncé l’avènement de Mohammad-, il se justifie uniquement par esprit possessif et de primatie religieuse.

Par refus de reconnaître la dénaturation faite, par les hommes, des écrits des précédentes religions monothéistes. Pourtant, à l’instar de Jésus (« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi des prophètes, mais l’accomplir - Matthieu » V:17), Mohammad ne prétendait pas avoir pour mission d’instaurer une nouvelle religion ou d’abolir les révélations antérieures, mais confirmer, assainir, corriger et compléter LA RELIGION après les manipulations maladives qu’elle avait subie au fil des ères.

Il n’est pas question ici d’aborder le sujet sur la base du Coran et de la Sunna qui constituent pourtant la meilleure des armes. Ça sera peine perdue dès lors que les détracteurs de Mohammad rejettent, à la base, et le Coran et la Sunna. Il serait plus indiqué d’essayer de convaincre sur la base d’une approche « terre-à-terre » prenant pour appui les vérités d’ici-bas, assimilables par les hommes, à la seule condition d’accepter de faire valoir la logique et la raison. Les préjugés sont donc à mettre de côté pour chercher sereinement, objectivement et en toute fiabilité, le vrai Mohammad, cet homme extrêmement simple, doublé d’un illettré, qui, du fin fond du désert, allait changer la face du monde.

Les faits marquants de sa vie sont à même de contribuer à cette recherche d’objectivité et d’impartialité, concernant sa qualité de Messager de Dieu. Si avec l’avènement de l’âge moderne, marqué par la tolérance religieuse et la liberté de pensée, on a pu assister à un certain changement dans l’approche des auteurs occidentaux, dans leur façon de décrire la vie et le caractère de Mohammad, il n’en demeure pas moins que, malgré cette petite avancée - entrecoupée par des sorties réactionnaires - l’Occident devrait fournir l’effort nécessaire pour faire connaissance avec cet homme remarquable, découvrir sa grandeur et vérifier l’authenticité de son titre.

Jusqu’à l’âge de quarante ans, Mohammad ne fut pas connu comme homme d’Etat, ni comme prédicateur ou orateur. Jamais on ne l’avait entendu parler de principes métaphysiques, d’éthiques, de loi, de politique, d’économie ou de sociologie. On lui connaissait bien un excellent caractère, une grande intégrité et de bonnes manières. Mais, il n’y avait en lui aucun trait particulièrement frappant ni réellement extraordinaire, qui puisse inciter les hommes à s’attendre à quelque chose de grandiose ou de révolutionnaire de sa part.

Lorsque, à 40 ans, il sortit avec le nouveau message, de la grotte « Hira » où il se retranchait pour méditer, il était entièrement transformé. Est-il possible qu’un être doté des qualités qu’on lui connaissait, devienne soudainement « un imposteur » et qu’il prétende être l’Envoyé de Dieu, s’attirant ainsi la colère et les coups de son peuple ? Pour quelle raison a-t-il choisi de supporter toutes ces épreuves ? Son peuple lui proposa même de le nommer Roi et de déposer à ses pieds toutes les richesses du pays, à la seule condition qu’il abandonne son oeuvre. Il décida de rejeter toutes ces propositions alléchantes, et continua à prêcher sa religion, tout seul, malgré toutes sortes d’insultes, un blocage social et, même, des attaques physiques que lui infligea son peuple. C’est donc indéniablement grâce à sa profonde foi en le message, ainsi qu’à sa ferme volonté de le diffuser comme cela lui fut ordonné, qu’il put ainsi résister à toutes les agressions et à toutes les conspirations visant à l’éliminer.

Avons-nous une preuve incontestable de sa qualité de prophète dans la façon dont cet homme, ne sachant ni lire ni écrire, réussit, dès qu’il commença à prêcher son message, à impressionner le monde de l’époque, émerveillé et fasciné par sa magnifique éloquence ? Certes, non. L’éloquence seule ne saurait prouver une inspiration divine. Mais lorsque le message remue royaumes et empires, par la seule parole, alors il y a tout un faisceau d’évidences qui s’impose.

Mohammad ne pouvait être qu’un Messager de Dieu

Cet illettré qui ignorait tout de la philosophie, des sciences sociales, des sciences humaines et des stratégies politiques est parvenu, malgré la résistance farouche des débuts, à prêcher sa religion, à fonder un Etat, à bâtir une Nation, à établir un code moral, à initier de nombreuses réformes sociales et politiques. Il fit naître une société solide et dynamique qui personnifia ses enseignements en les mettant tous en pratique, et qui révolutionna tous les domaines de la pensée et de l’action humaines du moment, de jadis, et des temps à venir. Quel autre homme sur terre en aurait-il été capable s’appuyant sur ses propres moyens et sur ses propres forces ?

Malgré une rivalité avec les chrétiens et les juifs, qui se moquaient de lui, il fît de la croyance en Jésus et en Moïse, ainsi qu’en les autres prophètes de Dieu, une condition essentielle sans laquelle il n’est guère possible d’être musulman. Voilà qui défie tout simplement la raison.

Dans la même foulée, comment pouvait-on être capable d’énoncer des vérités de nature scientifique, contenues dans le Coran, que nul n’était censé avoir découvert à l’époque ? Et pourquoi Mohammad a-t-il choisi une vie austère, même après qu’il eut acquis pouvoir et autorité, annonçant avec modestie et humilité : « Nous, qui formons la communauté des prophètes, n’avons pas d’héritiers. Ce que nous laissons, c’est pour la charité ».

Le récit des changements opérés par Mohammad en un laps de temps au regard du résultat colossal obtenu, ressemblerait à un conte de Milles et Une Nuits. Il a l’aspect de l’apologie du disciple face à son maître. Mais l’aspect seulement, car ici, il s’agit d’Histoire, documentée et vérifiable. Quant au Maître, il ne peut y en avoir qu’un : Dieu, et Mohammad ne pouvait être qu’un messager... de ce même Dieu. Quand le Prophète mourut à l’âge de 63 ans, - il a accompli en seulement 23 ans ce qu’aucun autre homme ne peut accomplir en des siècles ! - toute la Péninsule Arabe avait abandonné le polythéisme et l’idolâtrie pour l’adoration d’un Dieu unique. Les querelles et les guerres tribales cédèrent la place à la solidarité et à l’unité nationales. L’énivrement et la débauche devinrent sobriété et piété. L’iniquité et l’anarchie se transformèrent en vie disciplinée qui, de la décadence morale, atteignit le plus haut niveau de la moralité. L’histoire de l’humanité n’aura jamais été témoin d’une transformation si radicale et si rapide d’un peuple ou d’un pays !

L’Encylopédia Britannica le proclame : « l’homme de religion qui a connu le plus de succès sur cette terre ». Georges Bernard Shaw a déclaré que si Mohammad vivait encore, il réussirait à résoudre tous les problèmes qui menacent aujourd’hui notre civilisation. Thomas Carlyle fut tout étonné qu’un seul homme, d’un seul tour de main, pût souder des tribus ennemies et des Bédouins nomades en une nation, la plus puissante et la plus civilisée qui soit, et ce, en moins de 20 ans. Napoléon et Gandhi rêvaient inlassablement d’une société de la même trempe que celle forgée par cet homme en Arabie il y a 14 siècles.

Nul autre humain n’a pu en effet accomplir autant dans des domaines aussi variés de la pensée et du comportement humains, et en un temps aussi limité.

Illettré, il était cependant un enseignant des nations, un réformateur social, un guide moral, un penseur politique, un génie militaire, un colosse de l’administration, un ami sincère, un compagnon merveilleux, un époux dévoué, un père affectueux. Tout cela en un seul homme. Aucune personnalité de l’Histoire ne pût le surpasser ou même l’égaler, dans n’importe quel domaine de la vie.

Notre monde a eu son lot de grandes personnalités. Mais elles ne furent illustres que dans un ou deux domaines, comme la pensée religieuse ou la direction des affaires militaires.

De tous les autres dirigeants de ce monde, aucun ne pût combiner autant de qualités diverses et à un degré de perfection aussi impressionnant que Mohammad.

La vie et les enseignements des autres grandes personnalités se sont enfouis dans les replis poussiéreux de l’Histoire. L’époque et le lieu de leur naissance, leur mode de vie, la nature et les détails de leurs enseignements, le degré de leur réussite ou de leur échec sont tellement sujet à des conjectures qu’il est impossible à l’humanité, aujourd’hui, de reconstituer avec précision la vie et les enseignements de ces hommes.

Dans le cas du Prophète, eu égard à sa grandeur et à sa valeur, tous les détails de sa vie privée et publique, de ses actes et de ses paroles ont été enregistrés et fidèlement conservés jusqu’à nos jours. L’authenticité de ces informations ainsi préservées est attestée non seulement par les croyants inconditionnels, mais aussi par les critiques et les érudits les plus éminents.

Seul l’Islam a préservé sa forme originale

Sur le plan des idées, il n’existe aucun système de pensée ou de croyance - séculaire ou religieuse, sociale ou politique - qui puisse surpasser ou égaler l’Islam, le système que préconisa Mohammad. Dans un monde en constante transformation, alors que d’autres systèmes ont connu des modifications profondes, seul l’Islam est resté intact, libre de toute mutation ou de tout changement, ayant préservé sa forme originelle, vieille de quatorze siècles. Les changements positifs qui s’opèrent dans le monde de la pensée et du comportement humain font d’ailleurs logiquement honneur à la saine influence de l’Islam dans ces domaines.

Du reste, il n’a pas été possible aux plus grands penseurs, au cours de leur vie, de mettre en pratique toutes leurs idées, ni de voir germer les graines de leur labeur que ce dernier aurait porté. Excepté Mohammad qui prêcha non seulement les idées les plus merveilleuses, mais réussit à mettre en pratique chacune d’elles, de son vivant.

Au moment de sa mort, ses enseignements n’étaient pas que de simples préceptes ou de simples idées, attendant l’heure de leurs concrétisations. Au contraire, ils avaient déjà pris place dans le cœur et dans la vie de dizaines de milliers d’individus parfaitement formés, et chacun d’entre eux personnifiant chaque élément que Mohammad incarnait et enseignait.

A quel autre moment ou lieu, et par rapport à quel autre système politique, social ou religieux, et par quelle autre philosophie ou idéologie, le monde a-t-il été témoin d’un phénomène aussi stupéfiant ?

Aucun autre système et aucune autre idéologie séculaire ou religieuse, sociale ou politique, ancienne ou moderne ne pourrait prétendre à l’honneur d’avoir été mis en pratique dans son intégralité et dans son intégrité, avant ou après la mort de celui qui l’aurait proposé. Mais l’Islam, cette idéologie prêchée par Mohammad, qui fut établie comme un mode de vie complet et adopté par l’enseignant lui-même, avant qu’il ne quittât ce monde, peut avoir cette prétention, à juste titre. L’Histoire témoigne de ce fait, et les plus sceptiques n’y trouveront rien à redire.

Destiné à être un exemple pour l’humanité

En dépit de ces étonnantes réalisations, et malgré les innombrables miracles convaincants et authentiques dont il a été l’auteur, ajoutés au succès colossal dont ses efforts furent couronnés, Mohammad ne s’est jamais proclamé Dieu, ou l’incarnation de Dieu, ou le Fils de Dieu, mais plutôt être humain, choisi et destiné par Dieu, à enseigner la vérité, et à être un modèle et un exemple pour l’humanité.

Mohammad reçoit certes de la part des musulmans une certaine dévotion qu’il serait cependant incorrect de mal interpréter : il n’est en effet, qu’un Messager de Dieu, humain parmi les humains, comme tous les prophètes de Dieu. Le Coran, compilation des révélations divines, le désigne cependant comme un « excellent modèle » pour l’édification des croyants.

Il était chargé de purifier les enseignements des prophètes antérieurs des transgressions, omissions et additions des hommes au cours des âges. Sa seule mission fut celle de restaurer l’union des hommes dans l’adoration d’un Dieu Unique, et de leur montrer la voie pour une vie honnête et intègre selon les lois et les commandements de Dieu Seul. Il se disait toujours Messager et serviteur de Dieu, et ses moindres gestes en témoignaient amplement.

Annoncer au monde que la soumission à Dieu seul est l’action de sauvetage d’un péril certain, telle fut sa mission. Un monde qui n’a malheureusement pas hésité à déifier des individus dont la vie et la mission se sont égarées dans le mythe.

Aujourd’hui, après quatorze siècles, l’exemple et les enseignements du Prophète Mohammad ont survécu sans la moindre modification et interpolation. Aujourd’hui encore, ses enseignements représentent l’éternel espoir de guérison pour les nombreuses maladies qui rongent l’humanité, tout comme ils l’ont été durant sa vie. Et ce ne sont pas des vues béates ou apologétiques de musulmans, dictées par un dogmatisme désuet. Ceci est une honnête revendication, et c’est la conclusion objective et inévitable à laquelle mène toute étude impartiale et critique de l’Histoire des religions. Comme en atteste bien de spécialistes non-musulmans.

Par Jamal HAJJAM (Avec Islam-Guide)

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Sun, 16 Apr 2006 16:28:13 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-35507.html
Le théâtre algérien fête ses 80 ans. http://cepapo.dzblog.com/article-34268.html Le 12 avril 1926, la première représentation de "Djeha", du metteur en scène Ali Sellali, connu sous le nom de Allalou, avait donné le jour au théâtre algérien. Cette pièce avait été jouée en arabe dialectal et reprenait des contes du Maghreb. Avant cela, les représentations n'étaient assurées que par des troupes égyptiennes. Abdelkader Djeghloul souligne dans son livre "Printemps du théâtre algérien", publié en 1982, que Allalou est considéré comme "le père fondateur" du théâtre algérien.]]> Wed, 12 Apr 2006 19:10:59 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-34268.html Selon le musicologue Hichem Zoheir Achi: Solfier la musique andalouse est une urgence impérative http://cepapo.dzblog.com/article-33750.html Même si elle a des inconvénients, la transcription s’impose aussi bien pour son enseignement à l’école que pour son inscription au patrimoine culturel mondial.

Dans le cadre des journées d’études sur la musique classique algérienne qui se sont déroulées à Tipasa le 5 et le 6 avril derniers, Hichem Zoheir Achi, chercheur en musicologie, a soulevé lors de son intervention la problématique de la transcription non limitative de cette musique dans la perspective de sa préservation et de sa transmission.
Hichem Zoheir Achi a entamé son intervention par un état des lieux qu’il a intitulé «la déperdition qualitative de la musique classique algérienne», mettant en exergue quatre aspects majeurs.
Tout d’abord, la raréfaction des maîtres qui «se distinguent des maalim par le fait qu’ils ont été autorisés à pratiquer et à enseigner la musique».

Deuxièmement, le délaissement, «subi mais conscient par les confréries religieuses de leur rôle de gardien du patrimoine et également celui des référents quant à la fidélité aux mélodies originelles, avec toute la relativité que puisse assurer la seule mémoire humaine». Troisièmement, la rupture entre les jeunes musiciens et chanteurs et les maîtres, que le musicologue explique par la démocratisation des moyens audiovisuels qui ont fait croire, à tort, aux jeunes que les enregistrements sonores les dispensaient de l’enseignement auprès des maîtres. D’autre part, «la modification profonde et trop rapide de la composante humaine des grandes villes, notamment durant la décennie noire», a eu pour conséquence, entres autres, «le travestissement» du répertoire des orchestres des fêtes, en réponse «au principe purement mercantiliste, de l’offre et de la demande». L’apparition puis le déferlement de formes musicales concurrentes sont, selon M. Achi, une autre raison de cette déperdition et de l’éloignement des jeunes musiciens des mélodies originelles. Abordant la question de la transcription et, plus précisément, ses bienfaits ou méfaits pour le devenir du patrimoine musical classique algérien, le musicologue dira que c’est en fait les deux faces d’une même médaille. La transcription «est un mal à partir du moment où elle fige notre musique et la dénude des éléments qui lui confèrent sa beauté, son imprévisibilité et sa capacité à revêtir à chaque exécution un cachet différent dépendant de plusieurs critères dont il faut souligner un en particulier : l’humeur. Cette humeur qui est l’essence même de la musique classique algérienne». Et c’est cette humeur qui est la plus difficile à transcrire, explique le conférencier.
D’un autre côté, la transcription, selon le chercheur, s’impose comme une nécessité pour cinq raisons principales. Premièrement, l’accélération de la déperdition quantitative et qualitative du répertoire musical classique algérien. Deuxièmement, la relative modestie de la partie du répertoire classique qui a jusqu’à aujourd’hui été enregistrée. Troisièmement, la nécessité d’introduire l’enseignement de notre musique dans les établissements scolaires et parascolaires. Quatrièmement, l’élargissement de la recherche en rendant attrayante notre musique comme objet d’étude, d’où sa transformation en pôle d’attraction pour les institutions et les chercheurs étrangers, l’impact étant non seulement culturel, mais également économique et stratégique.
Et pour finir, la participation à l’affirmation identitaire, à travers le solfège, un langage compréhensible, apte à faire connaître la musique classique algérienne comme une musique savante et qui permet de l’inscrire au patrimoine culturel mondial. Dès lors, en l’absence d’un système de notation proprement adapté à la musique classique algérienne, «il est préalablement requis à toute action d’enseignement de notre musique de mettre en place un système permettant de la sauvegarder.
Ce système devrait en faciliter l’écriture et la lecture tout en laissant la place aux spécificités de la musique classique algérienne, voire les spécificités de chaque école». De ce fait, pour l’identification et la fixation de l’échelle musicale, des modes et des rythmes, le musicologue préconise une démarche sur plusieurs étapes, dont les phases principales seront l’organisation de colloques qui serviront à préparer le terrain pour un symposium qui se tiendra après façonnement de l’ossature des modes et des rythmes classiques algériens dont l’objectif sera la finalisation du consensus.
Le symposium sera suivi de l’organisation de séminaires au profit des enseignants et des formateurs ainsi que l’édition de manuels didactiques et de vulgarisation.
Pour conclure, Hichem Zoheir Achi dira : «En clair, l’enjeu conjoncturel, et peut être permanent, qui nous interpelle est tout simplement civilisationnel. Les moyens et les outils pour réussir sont à notre portée. Trois maîtres-mots doivent cependant caractériser nos actions : volonté, spécialisation [l’homme qu’il faut à la place qu’il faut] et moyens [on ne fait d’omelette sans casser d’œufs, en l’occurrence, les seuls œufs à casser auront certainement la forme de tirelire].»   

In La Tribune .

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Mon, 10 Apr 2006 16:00:46 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-33750.html
17 millions d'africains sont des migrants http://cepapo.dzblog.com/article-32981.html 17 millions d’africains, soit 2% de sa population totale sont des migrants, selon les chiffres communiqués par des experts lors d’une rencontre de trois jours à Alger sur la migration et le développement, rapporte la presse nationale.

‘’Si la tendance actuelle se maintiendrait, un Africain sur dix sera un migrant en 2025, révèlent ces experts et responsables politiques dont le ministre des affaires étrangères, M. Mohammed Bedjaoui et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), M. Alpha Oumar Konaré. ‘’La population africaine est la plus mobile au monde. Elle abrite près de 9% de la population de la planète. Les migrants africains représentaient, en 2002, près de 5% des populations étrangères vivant dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Ils sont près de 4 millions de diplômés universitaires à s’installer en Europe et presque autant dans le reste du monde, selon M. Bedjaoui. 23.000 diplômés universitaires qui sont encouragés par ‘’des politiques sélectives d’admission des migrants couvertes parfois par les vocables de migration choisie par un nombre croissant de pays développés’’, a-t-il ajouté. La recherche de solution doit nécessairement passer par un traitement global dans le cadre du développement étant admis que les causes de la migration «sont de nature essentiellement structurelle, a estimé le ministre des AE. dans ce sens, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel a indiqué que l’Afrique ambitionne de se doter d’une ‘’stratégie commune’’pour une prise en charge dans l’intérêt des migrants d’abord, des pays concernés ensuite et de la communauté internationale, en général’’ Notre pays est également concerné par les différentes dimensions de la migration, dans la mesure où l’Algérie est devenue pays d’origine, de transit et de destination et, donc, confrontée aux multiples problèmes humains, socio-économiques et sécuritaires générés par cette situation». De son coté, M. Alpha Oumar Konaré évoqué la ‘’traite des cerveaux’’ qui pénalise les efforts de développement des pays africains. ’’Chaque année, plus de 25.000 diplômés, dans tous les domaines, partent de l’Afrique’’ a constaté M. Konaré Le président de la Commission de l’UA a rendu hommage à l’Algérie pour sa grande disponibilité lorsqu’il s’agit des questions de solidarité inter-africaine. ‘’La réunion des experts africains à Alger, dont le but est de parvenir à une position commune, doit ‘’nous aider à bien préparer ‘’ la réunion ministérielle Afrique-Europe sur la migration, prévue à Tripoli avant la fin de l’année, a-t-il relevé.

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Fri, 07 Apr 2006 14:45:45 GMT http://cepapo.dzblog.com/article-32981.html